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    Kevin Vuilleumier

    Étudiant en informatique passionné de programmation et de culture geek.

    Étymo… logique #1 : Présentation et sinistre

    Présentation

    Cet article inaugure une idée qui me trottait dans la tête depuis un bon moment déjà : parler d’étymologie.

    Qu’est-ce que l’étymologie ?

    L’étymologie, c’est l’étude de l’origine des mots, en remontant à la plus ancienne possible. Par exemple, « étymologie » vient du grec etumología (ἐτυμολογία) qui signifie littéralement « étude du vrai (sens d’un mot) » et est composé de étymos (ἔτυμος, « vrai ») et de lógos (λόγος, « parole, discours, étude »). Il s’agit là de l’origine la plus ancienne donc, mais avant d’apparaître tel qu’il est en français, ce mot nous est parvenu par l’intermédiaire du latin etymologia.

    Étudier l’étymologie d’un mot, ce n’est pas seulement étudier son origine, mais également jeter un regard sur notre histoire, l’histoire de notre langue et les raisons pour lesquelles les mots sont faits ainsi. Un pan de notre histoire peut, sinon être étudié, au moins être apprécié au-travers de cette lucarne. Bref, remonter à l’origine d’un mot, c’est remonter à l’origine de notre culture.

    La genèse du projet

    Au départ, je souhaitais concrétiser cette idée en l’intégrant à mon application « le mot du jour » mais j’ai vite changé d’avis, car ce n’est pas là l’objectif premier de cette application et, de plus, je ne veux qu’elle devienne une usine à gaz. L’application est complémentaire à ce projet, et non substituée par celui-ci, car bien qu’elle fasse mention de l’étymologie des mots présentés, cette dernière est brève, allant directement à l’essentiel sans s’y attarder.

    Ainsi, ces articles se concentreront sur l’étymologie de mots particuliers. Des mots insolites, rares ou peu courants ? Non, pas forcément. Au contraire du mot du jour, le but n’est pas de se focaliser sur de tels mots, mais plutôt sur l’origine de mots tout à fait communs, entendus tous les jours sans jamais savoir d’où ils viennent ni ce qu’ils signifiaient vraiment. Oui, car certains mots changent de signification avec le temps, c’est indéniable (vous le constaterez). Évidemment, tous les mots de la langue française ne seront pas analysés, uniquement ceux ayant une origine jugée « insolite » ou « surprenante ». En d’autres mots, une origine dont on ne se douterait pas au premier abord !

    Étymo… logique ?

    J’ai décidé de nommer cette série d’articles (qui est aussi une catégorie de ce blog) « étymo… logique ». Jeu de mots entre étymologie et logique, car lorsque vous aurez lu les articles, l’étymologie des mots présentés vous semblera plus logique (du moins, je l’espère !). Pourquoi des points de suspension au milieu ? Simplement pour mettre en évidence le jeu de mots et marquer la différence avec l’adjectif étymologique.

    Toujours intéressé(e) ? Alors c’est parti pour le premier mot !

    Sinistre

    Un cimetière la nuit, seul, sans la moindre lumière sinon celle de la Lune, c’est sinistre. Autrement dit, c’est funeste, lugubre, terrifiant. Un sinistre, c’est un accident, une catastrophe, un événement catastrophique. Nous connaissons tous les sens de ce mot, mais qu’en est-il de son étymologie ?

    Les origines

    Sans trop de surprises, sinistre est emprunté au latin sinister. Ce qui est un peu plus surprenant par contre, c’est que ce mot signifie en fait… « gauche, qui est à gauche » (la droite se disant dexter en latin) !

    Depuis très longtemps, la main gauche est associée à la maladresse (d’où l’expression « être gauche »), et plus particulièrement à la « main du diable », la main « impure » (dans certaines religions, les choses sacrées ne doivent pas être effectuées avec la main gauche, celle-ci étant cantonnée aux activités « impures », comme s’essuyer l’arrière-train). Bref, être gaucher, c’est faire partie d’une minorité – environ 13% de la population française est gauchère – longtemps mal vue et même persécutée, torturée et exécutée à une certaine époque. Et on sait à quel point l’être humain a peur de ce qui est différent et sort de l’ordinaire.

    Vous l’aurez donc compris, en latin, sinister c’est la gauche, avec une forte connotation négative que l’on retrouve dans sinistre !

    De sinister à gauche

    Pourtant, un détail intriguant demeure : le mot français n’a gardé que le mauvais sens justement, il n’est plus du tout question de la gauche. Que s’est-il passé ?

    En réalité, j’ai un peu brûlé les étapes : nous ne sommes pas directement passés de sinister à sinistre, il y a eu une étape intermédiaire dans l’évolution de ce mot : senestre (ou sénestre) – de la même manière que l’on est passé de dexter à dextre.

    De nos jours considéré comme vieux ou littéraire, senestre est un synonyme pour gauche. Bien, on s’y retrouve. Seulement, ce mot a été mystérieusement remplacé par gauche, qui n’a pas du tout la même origine (c’est évident), pourquoi ?

    Malheureusement, on ne sait pas. Il semblerait que le mot senestre a été remplacé par gauche aux alentours du quinzième siècle, sans que l’on puisse donner d’explication. Pire, même son origine est obscure !

    Voilà, j’espère que ce premier article vous aura plu, n’hésitez pas à commenter et partager cet article et rendez-vous au prochain épisode :)

    DuckTales : The Moon par CarboHydroM

    Petite découverte (et coup de coeur) de la soirée : une reprise à la guitare électrique du niveau « The Moon » dans DuckTales. Oui, j’adore cette musique :p

    Allez voir sa chaîne, il a fait d’autres covers à la guitare ;)

    Continuer la lecture

    Je pensais que ça n’existait plus…

    L’histoire est classique : je m’inscris sur un magasin en ligne, je reçois un mail de confirmation dans ma boîte faisant office de poubelle.

    Que vois-je à mon plus grand désarroi ?

    Oh un mot de passe en clair sauvage apparaît !

    Oh un mot de passe en clair sauvage apparaît !

    Enfer et damnation ! J’ai été sympa, j’ai caché le nom du site (et mes identifiants, il ne faut pas déconner non plus).

    Un mot de passe en clair dans un mail signifie non seulement qu’il est visible par votre prestataire de messagerie (ainsi que tous les intermédiaires et les éventuels pirates ensuite), mais aussi très certainement qu’il est stocké en clair dans leur base de données !

    En 2015, il y a toujours des sites de commerce sérieux qui n’ont pas compris le message ? On n’envoie pas de mots de passe et on ne les stocke pas en clair ! Un hash du mot de passe avec un sel est le minimum, et encore, pas n’importe comment.

    Je ne sais pas s’il faut blâmer les webmasters du site ou PrestaShop (une solution pour créer des boutiques en ligne) pour cette aberration. Je ne connais pas PrestaShop, mais si sa configuration par défaut est d’envoyer et stocker les mots de passe en clair, c’est grave et gage de peu de sérieux. En fait non, même si ce n’est pas le comportement par défaut, le simple fait de le proposer est un crime en soi ! Ou alors c’est une très ancienne version de PrestaShop, donc potentiellement vulnérable…

    Maîtriser le renommage avec la touche F2 et QTTabBar

    Mise à jour : encore toutes mes excuses pour la première version de cet article, incorrecte. Voici dès à présent l’astuce fonctionnelle.

    Vous connaissez QTTabBar ? C’est un logiciel (gratuit et open-source) qui permet d’ajouter des onglets dans l’explorateur de Windows. L’intégration est parfaite (bien mieux que son concurrent Clover, loin d’être aussi transparente et à l’apparence de Google Chrome), jugez-en plutôt :

    QTTabBar en action sur Windows 7 (64 bits).

    QTTabBar en action sur Windows 7 (64 bits).

    Non content d’ajouter des onglets, il offre d’autres fonctionnalités utiles et de nombreux réglages (par exemple, par défaut, les croix de fermeture ne sont pas tout le temps affichées). J’en reparlerai très probablement dans un autre article ;)

    Comme le titre l’indique, je vais vous parler des possibilités de renommage offertes par ce logiciel en utilisant simplement la touche F2 !

    En effet, dans l’explorateur Windows (et parfois dans d’autres logiciels), F2 est la touche standard pour renommer un fichier ou un dossier. Plus précisément, dans le cas d’un fichier, la sélection ne comprend que le nom du fichier et pas l’extension (dans les versions récentes de Windows en tout cas, comme l’illustre la capture ci-dessous). C’est bien pratique !

    Renommage avec F2, appui 1

    Et si je veux ne changer que l’extension ? Ou ajouter du texte à la fin ? Je suis obligé d’aller cliquer à l’endroit souhaité avec ma souris ? Normalement oui, mais avec QTTabBar, il est possible de le faire en appuyant plusieurs fois sur cette même touche ! Suivez le guide ;)

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    À propos de la vente de logiciels libres

    Pour que la lecture ne soit pas trop « indigeste », j’ai décidé de rédiger cet article sous la forme de questions/réponses :)

    Remarques importantes : je ne suis PAS un juriste, les informations données ici sont sans garantie, mais proviennent en grande partie du site de la FSF/GNU. Bien que l’article se concentre sur la licence GNU/GPL en particulier, les informations données s’appliquent aux licences libres en général ; consultez les termes des licences pour vous en assurer. Les sources sont toujours précisées.

    Est-il possible de vendre des logiciels libres ?

    Oui, il est tout à fait possible de vendre des logiciels libres, comme l’atteste cette page sur le site de GNU. Il n’y a pas de limite quant au prix qui peut être demandé (à part dans un cas, lisez la page si vous voulez en savoir plus).

    Bien entendu, les sources doivent être distribuées, sinon ce n’est plus un logiciel libre et vous enfreignez la licence !

    Le client peut-il redistribuer le programme gratuitement à n’importe qui ?

    Oui, il en a le droit.

    Le client peut-il également le modifier et le commercialiser comme un nouveau programme ?

    Oui, il peut également le modifier et de le commercialiser comme un nouveau programme (mais toujours avec la même licence).

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